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Des îles qui connectent hommes et nature. Géoparc mondial UNESCO des îles Oki

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Port d’escale des navires de commerce Kitamaebune


Maquette d’un navire Kitamaebune

A partir du milieu de l’ère Edo (1608 - 1868) et jusqu’à la fin du 19e siècle, Oki prospéra en tant que port d’attache des navires de commerce appelés Kitamaebune. Ces derniers, dont le nom signifie « navire se rendant au nord », faisaient l’aller-retour entre Osaka et l’île septentrionale de Hokkaidô après avoir traversé la mer intérieure et la mer du Japon, s’arrêtant dans les principaux ports pour commercer.

Le nombre de ces navires faisant escale à Oki augmenta durant la moitié du 18e siècle grâce aux avancées de l’industrie textile développée à Ôsaka. L’apparition de voiles plus robustes, en 1785, permit aux navires de réaliser de plus longs voyages à travers la mer du Japon, alors qu’ils ne pouvaient jusque-là qu’avancer lentement le long des côtes.

Les navires Kitamaebune purent ainsi réaliser deux allers-retours par an entre Ôsaka et Hokkaidô – contre un seul auparavant – en faisant escale à Oki et Sado pour attendre un vent favorable ou s’approvisionner en biens et nourritures. Chaque port des îles Oki était utilisé et, dans les années fastes, pas moins de 4.500 navires y faisaient escale.


Route des navires Kitamaebune

Les navires Kitamaebune ne se limitaient pas seulement aux échanges commerciaux : ils contribuèrent aussi aux échanges culturels entre les différentes régions du Japon, notamment en matière de chants folkloriques. Considéré comme véritable « boîte aux trésors » de tels chants, Oki, par la voix de ses habitants, célèbre encore aujourd’hui des chants comme ‘Oki Shigesa-bushi’, qui s’inspira des chants du festival O-bon de Kashiwazaki (dép. de Niigata), ou encore ‘Dossari-bushi’, que l’on entonnait à l’origine durant le chargement des bateaux.

A l’époque florissante des Kitamaebune, Oki était aux avant-postes des échanges de biens et d’informations, et l’endroit devint étonnamment modernes pour des îles reculées. L’écrivain d’envergure internationale Lafcadio Hearn nota ainsi qu’il fut surpris de trouver dans le port de Saigô, sur l’île de Dôgo qu’il visita en 1892, un restaurant proposants des plats occidentaux.

A retenir

  • Nombre des chants folkloriques d’Oki sont nés durant l’époque des navires Kitamaebune.
  • Les différents ports d’Oki prospérèrent en tant que ports d’attaches de ces navires de commerce.

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